A chaque fois que j’ouvre mon Facebook ou ma boite mail, je trouve de nouvelles images d’horreur ou des pétitions invraisemblables. L’horreur infligée aux animaux ne semble avoir aucune limite.

Les sévices qu’il supporte sont divers. Nous les mangeons, nous nous divertissons avec, nous faisons des tests sur eux, nous nous couvrons de leur fourrure, nous les entassons dans des zoos, nous les abandonnons l’été venu… Certains sont d’une créativité cruelle pour leur trouver de nouvelles souffrances à endurer.

Le mal être

Alors oui des fois, comme surement vous qui me lisez, je craque. J’en veux à la terre entière et même à mon entourage le plus proche. Je leur en veux d’aimer notre chat mascotte familial mais de continuer d’acheter de la viande en barquette blanche, je leur en veux de ne pas comprendre, ou de faire semblant de ne pas comprendre.

Nous faisons des animaux nos esclaves et certains n’y voient absolument aucune anormalité.

Quand je lis des articles sur la xenotransplantation, des gens qui envisagent de faire des porcs une réserve d’organes pour les humains malades, je me dis que nous sommes beaucoup d’hommes pour bien peu d’humanité et je me demande jusqu’où çà ira.

Quand je vois ces articles de presse raconter comment des personnes ont maltraité volontairement et délibérément des chats ou même un hippopotames, juste comme ça. Ça me donne sacrément envie de vomir.

Parfois j’ai cru devenir folle, je me disais «  mais non, c’est toi qui est trop sensible ou extrémiste ! Comment ça se fait que personne ne s’offusque davantage! ».

Je me sentais mal, je voulais tout le temps dire à tout le monde ce que j’avais sur le cœur quitte à être agressive et méprisante. Je cherchais juste à rendre les gens lucide. Mais ça ne marchait pas, et cela ne faisait que renforcer mon sentiment de tristesse.

Savoir ou ne pas vouloir savoir

« Je n’échangerai jamais la douleur de ma prise de conscience contre le confort du déni » (Emily Moran Barwick). Cette phrase en dit long, très long sur que la plupart d’entre nous ressente. Ces personnes qui vivent leur vie sans se soucier de ce qu’il se passe autour d’elle se sentent bien puisqu’avoir conscience des choses nous rend tout à coup responsables et cela nous touche. J’ai vraiment vécu un gros pic de solitude qui a été très dur à cause de tout ce que j’entendais et que je voyais sur la condition animale. Je pense que c’est également ce qui m’a poussé à faire ce blog, pour trouver des gens qui comprennent.

J’ai beaucoup réfléchi sur pourquoi les gens étaient si stoïques et incohérent sur la question de la condition animale. J’ai pensé que le problème ce n’était pas la réalité de l’industrie alimentaire mais un problème plus important de société. Trop de gens vivent à l’échelle de leur vie et non à l’échelle du monde. A l’échelle de notre vie on se préoccupe que de sa personne et de son confort. C’est quelque chose qui m’a profondément marquée durant les élections, les gens ne considéraient leur vote que par rapport à ce qu’il allait changer sur leur propre vie. Comment apprécier la condition animale avec si peu d’empathie ?

Qu’est ce qui différencie les gens qui veulent savoir et ceux qui ne veulent pas savoir. Est-ce que cette empathie est innée ou bien est ce que tout se joue dans l’éducation par exemple ?

Je ne sais pas répondre à cette question mais comme le dit la citation je préfère ma prise de conscience, je veux savoir et vivre éclairée.

Savoir pour agir

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes ave-1.png

Je suis désormais plus calme sur le sujet, j’ai cessé de vouloir convaincre tout le monde à tout bout de champs. Je crois que quelque part à trop vouloir voir et tout savoir sur la vérité obscure des abattoirs, je me faisais aussi du mal aussi à moi-même. Alors je suis sortie de cette tristesse paralysante et j’ai désormais envie d’agir de façon calme et méthodique.

Désormais se développe en moi l’idée d’agir mais plus guidée par la raison que par les sentiments. Je me sens aujourd’hui prête à m’investir dans une association, à participer à des actions sans avoir à pleurer chaque jour dans mon lit de détresse.

C’est ce que j’essaye de faire ici en Afrique, concevoir des programme de sensibilisation aux tortues marine pour que les enfants puissent connaitre leur espèce pour mieux les respecter.

Comme beaucoup, au départ j’ai été un peu paralysée par l’idée que je n’étais qu’un tout petit poisson dans l’océan et que seule je ne parviendrai a rien. Nous sommes beaucoup à penser que nous n’avons pas le pouvoir d’agir et de changer les choses. Pourtant tous les jours on constate le pouvoir des petite choses, regarder comme cela fait du bien un simple compliment ou une parole douce dans une journée banale au bureau. L’impact de nos mots et nos gestes est plus puissant que ce qu’on pense.

Être actif peut changer le monde mais surtout rendre heureux. En effet, si on ne fait rien pour la cause qui nous indigne, on se sent profondément mal tandis que si on contribue au changement, cela va nous procurer un sentiment de joie et de satisfaction.

J’ai conscience que c’est un long, très long chemin. Je ne changerai pas le monde mais j’apporterai peut être ma pierre à l’édifice et c’est déjà bien

En parallèle je me préserve un peu plus des images brutales qui circulent et je chouchoute les animaux que j’ai autour de moi…

 

 

 

 

Publicités

Une réponse sur « Gérer l’horreur de la condition animale »

  1. Je pense qu’il n’y a pas besoin de partager et repartager sans cesse des images d’horreur pour aider la cause animale. Au contraire, ça ne l’aide en rien et c’est ce que je reproche à mes amis sur facebook qui partagent ce genre de vidéo. J’évite de les regarder et je masque très vite la publication.
    Au lieu de partager des horreurs, si la cause animale leur tiens à coeur, qu’ils sortent de chez eux et aident des associations. Qu’ils fassent des dons. Qu’il sensibilisent les enfants etc…
    Il y a tant de choses à faire que de rester derrière nos écrans pour dénoncer ce que l’on sait déjà et partager des pétitions qui n’aboutirons jamais.
    J’aime tellement les animaux, je préfère agir en VRAI.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s